La promenade du Minou (étape 10) : La vallée du Minou et les moulins de Pors-Quéné

Photo : Vue sur la vallée du Minou. Sur notre versant, vers la mer on aperçoit le toit d’une grande
maison, là où se trouvaient jadis 2 autres moulins (Source : collection Nadine Curel).

Devant nous s’ouvre la vallée encaissée du minou. Sur la rive opposée, les habitations et l’Hôtel sont toujours présents. Mais en contrebas sous la végétation, il ne subsiste que quelques ruines des moulins de Pors-Quéné tel que s’appelait alors la vallée du Minou.

Carte : Aperçu de la promenade du Minou. Vous êtes à l’étape 10. Cliquez sur l’icône ⊕ pour vous géolocaliser.

Before us opens the sunken valley of the Minou. On the opposite bank, the houses and the hotel are still present. But below, under the vegetation, there are only a few ruins of the mills of Pors-Quéné, as the Minou valley was then called.

Dirazomp e tigor traoñienn don ar Minou. War ar ribl enep e kaver atav an tiez-annez hag al leti. Met en traoñ dindan ar struzh ne chom nemet un nebeud dismantroù eus milinoù Porzh-Kene, evel ma veze graet traoñienn ar Minou d’ar poent-se.

Pour en savoir plus sur la vallée du Minou

Pors-Quéné Huella (d’en haut) le dernier des 3 moulins a cessé son activité autour de 1921.

Ces moulins étaient déjà répertoriés en 1783 et utilisaient la force motrice hydraulique du petit ruisseau en contrebas.

Le faible débit du ruisseau était compensé par le dénivelé important mais il fallait cependant créer une retenue d’eau avec un système de vannes pour le réguler.

Photo : L’étang du Moulin avant l’hôtel (à droite) (Source : collection Nadine Curel).

Ici sans doute pas de roue à aubes, mais une « pirouette » (ou rodet) que l’on trouve le plus souvent en Finistère sur les petits ruisseaux dont le faible débit ne pourrait rentabiliser des installations plus importantes. La meule étant installée sur le même axe que la pirouette, pas de mécanisme complexe à amortir. Quand le débit est vraiment faible (en particulier à l’étiage), on crée un étang de réserve pour emmagasiner l’eau et le moulin fonctionne par intermittence. Pendant la nuit, l’étang se remplit et il se vide au fur et à mesure du travail réalisé pendant la journée. Diouz an dour eo mala: selon l’eau, il faut moudre.

Lors du recensement en 1836 , Il faut s’imaginer l’activité assez intense qui régnait alors à Pors-Quéné. Une famille de 7 personnes et un domestique y vivait. Des poules, quelques cochons et peut-être une vache participaient au décor. Les charrettes des paysans des alentours s’y pressaient avec leurs sacs de froment, d’orge ou d’avoine. Le moulin était un lieu de rencontre où l’on devait attendre son tour. C’était l’occasion de commenter le temps, la force des chevaux qui remontaient les lourdes charrettes de traez (sable) de la plage et peut-être de l’allure des premiers citadins en costume de bain sur la plage.

Et le meunier d’arriver : Va milin n’he-deus ket dour a-walh evid mala hoh arreval (mon moulin n’a pas assez d’eau pour bien moudre votre mouture).

Promenade du Minou