La promenade du Minou (étape 6) : La tour radar

Photo : La pointe du Petit-Minou, le phare, la tour radar (avec son radôme) et la maison du gardien, vers 1963, Gaby, source : collection Nadine Curel.

La tour jouxtant le phare, construite en 1961, en pleine guerre froide, supportait une antenne radar pour répondre à la volonté de l’armée française de surveiller le goulet de Brest. Il s’agissait aussi de tester de nouveaux matériels de détection. Ces dispositifs ont été démontés au début des années 1980 et la tour a alors été reconvertie en sémaphore. En 1987, le sémaphore a été transféré à la pointe du Portzic.

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The tower next to the lighthouse, built in 1961 during the Cold War, supported a radar antenna to meet the French army’s desire to monitor the Brest Strait. It was also about testing new detection equipment. These devices were dismantled in the early 1980s and the tower was then converted into a semaphore. In 1987, the semaphore was transferred to the Pointe du Portzic.

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Pour en savoir plus sur la tour radar

La tour en béton, haute d’une vingtaine de mètres, supportait à son sommet une antenne radar. Celle-ci était protégée par un radôme : une coupole maintenue sous pression par de l’air comprimé généré par un compresseur. Le radar permettait de détecter les navires – y compris les plus inhabituels et les plus curieux – qui s’approchaient trop près des côtes brestoises lors de la guerre froide.

Photo : La pointe du Petit-Minou, le phare, la tour radar avec son radôme, les 2 maisons des gardiens et le blockhaus (sur la gauche), Gabycolor, source : collection Nadine Curel.

La crainte était également que des avions viennent larguer des mines dans le goulet. Des exercices avaient lieu de temps en temps. Un avion de la base de Lanvéoc survolait alors le goulet à basse altitude. Il lançait à la mer de gros sacs de sable pour simuler un largage de mines. L’impact des sacs de sable à la surface de l’eau était détecté par le radar mais les choses se passaient si vite que les moyens de l’époque ne permettaient pas d’enregistrer en temps réel les positions d’impacts. Alors, une caméra filmait les écrans de détection et ces films étaient ensuite développés et analysés dans le blockhaus qui avait été agrandi pour cela sur son aile ouest : il comportait deux étages avec chambre, sanitaires et salles de travail dont un laboratoire-photo. Cinq militaires dont trois matelots procédaient aux opérations entre la tour et le blockhaus.

Au début des années 80, avec la fin de la guerre froide, cette tour-radar devient un sémaphore. Un sémaphore est un poste de signalisation et de contrôle de la navigation de la Marine nationale établi sur une côte pour communiquer par signaux ou radio avec les navires.

En 1987, les activités sémaphoriques sont transférées à quelques encablures à l’est, sur le site du Portzic.

Aujourd’hui, la tour est désaffectée et propriété du Conservatoire National du littoral.

Promenade du Minou